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Comment choisir sa carte son externe ?

Une fois n'est pas coutume, Moja-audio vous propose aujourd'hui la lecture d'un article fort intéressant sur le choix de sa carte son externe, rédigé par Bruno L'Espérance de Composersimplement.com.

Les cartes son externes… Ou "audio interface" en anglais ? Ça vous dit quelque chose ? C’est un élément très important quand on fait de la musique assistée par ordinateur.

Si vous n’avez pas trop de connaissances informatiques, votre ordinateur possède déjà une carte de son (interne) qui conduit le son vers une sortie (ex: écouteurs ou haut-parleurs). Généralement, elles sont très basiques et ne permettent pas un enregistrement audio de bonne qualité.

Alors, quelle est la solution ? C’est de se procurer une carte de son externe ! Il va s’agir d’une petite boîte que vous connectez à votre ordinateur pour ensuite y brancher vos instruments et vos microphones ! Jusque-là, tout va bien ! Le principal ennui est qu’il existe des tonnes de cartes de son externe sur le marché ! Alors, vous ne savez plus trop laquelle choisir. C’est ici que je vais vous parler de ces fameuses interfaces audio ! Mais juste avant, voyons les caractéristiques générales !


Les 7 grandes caractéristiques des interfaces audio

1) Type de connexion

Tout d’abord, il y a la connexion avec votre ordinateur. Évidemment, il faut brancher votre appareil pour qu’il fonctionne ! Il existe principalement 3 types de connexions :
  • - USB : Probablement la plus courante ! Elle est présente sur n’importe quel ordi ! C’est devenu un standard qui est très stable au niveau informatique.
  • - Firewire : Crée par Apple, le Firewire est pratique pour les projets assez costauds qui nécessitent plusieurs enregistrements.
  • - Thunderbolt : Une exclusivité d’Apple ! La transmission de données est plus grande que le Firewire, mais encore une fois, il vous faudra un des derniers appareils du type iMac et Macbook pour avoir ce genre de connection.




2) Alimentation

Dans le cas de l’alimentation, il se peut que votre carte s’alimente d’elle-même une fois la connexion faite ou qu’elle ait besoin d’une autre source (ex. : prise de Courant Alternatif). Mais d’emblée, seules les grosses cartes de son externe à plusieurs entrées ont besoin d’une alimentation supplémentaire.

3) Entrées

Si vous avez un micro ou un instrument, il faut bien le brancher à quelque part pour l’enregistrer ! Par contre, il existe environ 8 entrées différentes sur une interface audio. Les 4 premières sont des analogiques (source émise par un appareil type micro, synthé analogique, etc.) et les 4 suivantes sont des numériques (données numériques bien sûr!).

  • - Jack : Le classique jack de guitare ! Vous en avez sur votre guitare, votre basse et possiblement sur votre synthétiseur !
  • - XLR : Une entrée à 3 points. Elle est le standard pour les microphones.
  • - Combo Jack/XLR : Quand j’ai commencé à en apprendre plus sur le home studio, j’aurais été surpris de voir que ça existait ! Ça permet de brancher tant un instrument ou un micro !
  • - RCA : Blanc et rouge. Voilà comment les repérer! Moins utilisée, mais de base pour les petites cartes de son.
  • - MIDI : Même si le MIDI se fait dorénavant le plus souvent par USB, il se peut que vous ayez ces entrées-là.
  • - SPDIF : Entrée plutôt courante si on parle de numérique.
  • - AES/EBU : Version améliorée du SPDIF !
  • - ADAT (optique) : « À date, je dirais que »… Désolé du mauvais jeu de mots ! Mais l’ADAT fonctionne par fibre optique et permet l’enregistrement de 8 sons en même temps !
Pas sûr de savoir à quoi ressemble ces 8 entrées ? Voilà une image récapitulative (connexion incluse !) !


4) Sorties

Bon, je ne me répéterai pas, mais parmi les 8 entrées qui existent principalement, voilà les sorties possibles : Jack, XLR, RCA, SPDIF, MIDI, AES/EBU et ADAT.

5) Résolution

La résolution est une des 2 composantes principales du convertisseur. Cette dernière va, en effet, convertir le son analogique en son numérique. De ce fait, vous pourrez travailler dans votre séquenceur par la suite !

Maintenant que les présentations sont faites, voyons ce qu’est la résolution. Elle définit le nombre de valeurs numériques possibles que peut prendre la valeur analogique (courant électrique) mesurée. Sans trop m’aventurer dans la complexité de l’informatique, imaginez que vous regardez une vidéo sur YouTube et que la résolution est de 720p. Cette valeur donnera une meilleure qualité d’image que 240p, n’est-ce pas ?

C’est pareil pour la musique. Plus la résolution est haute, plus la qualité sonore sera présente. Mesurée en bits, la résolution standard des interfaces audio se situe entre 16 et 24 bits.

6) Fréquence d’échantillonnage

Aussi appelée sampling, la fréquence d’échantillonnage se mesure en Hertz. Elle représente le nombre d'échantillons utilisés par seconde. Encore une fois, sans trop m’aventurer dans l’informatique, retenez que plus la fréquence est élevée, mieux ce sera pour le son de votre piste. S’il y a 96 kHz, il y aura une plus gros traitement d’information qu’à 44.1 kHz.

*** Pour une bonne qualité sonore, je recommande au minimum 44.1 kHz/24 bits. Vous me remercierez plus tard ! ***

7) Préamplificateurs

Souvent abrégé comme « préamp », le préamplificateur concerne le niveau du volume. Il est obligatoire dès qu'on souhaite utiliser un micro, qui sort par nature un signal très faible. Pour vous mettre en contexte, imaginez que vous écoutez une piste qui a été enregistrée à bas volume. Que sera votre premier réflexe pour mieux entendre ? Monter le son ! Par contre, le geste que vous venez de poser aura des répercussions : bruit de fond plus audible et risque de distorsion sonore pour ne nommer qu’eux ! Voilà où le préamp entre en jeu : en augmentant le volume sur le préamp, vous repousserez le bruit de fond et vous pourrez enregistrer une meilleure qualité sonore de votre piste !

Faire son choix selon les besoins

Certains professeurs et conseillers en studio conseillent de choisir la plus grosse carte de son externe « au cas où » votre travail commencerait à devenir plus sérieux. C’est juste du marketing ! Non, je ne suis pas d’accord avec cette pensée… À la place, je vous dirai d’évaluer votre type de travail en studio, vos besoins et ensuite, vous achetez! Mais évaluer ses besoins de quelle façon ? Voici mes recommandations :

Les connexions de votre ordinateur : Si vous travaillez sur PC, il y a très grandes chances que votre connexion pour une interface audio soit USB. Mais regardez l’arrière de votre ordinateur pour être sûr.
L’usage : La question ultime ! Si vous faites de l’enregistrement piste par piste avec votre synthétiseur, vos besoins ne seront pas les mêmes qu’un groupe qui s’enregistre tous dans la même pièce !
Vous enregistrez quoi? : Guitare, voix, batterie, synthé ? Dépendant de vos buts, vous aurez besoin d’entrées différentes !
Compatibilité avec le matériel : Si vous avez une petite carte de son, il se peut que vos sorties soient limitées si vous avez de grosses enceintes de monitoring. C’est un exemple
Espace : Je n’ai pas besoin d’en rajouter !
Budget : L’éternelle question… Mais évaluez vos besoins mentionnés auparavant d’abord.

Conclusion

Donc, nous avons vu qu’il existe plusieurs cartes de son externe en plus des caractéristiques à prendre en compte. De plus, chaque compositeur qui veut avoir un home-studio doit évaluer ses besoins en premier avant de faire son achat. Mais j’espère vous avoir donné assez d’éléments pour mieux faire votre choix ! Y’a-t-il autre chose dont je n’ai pas parlé ? Avez-vous des questions ? Des commentaires ? Différentes cartes de son à recommander ? Écrivez-moi ci-dessous et je vous lirai !